SAN GHJUVANNI et le P.L.U. de CAURO
Ce projet de lotissement avait provoqué de très nombreuses contestations parmi la population et fait couler beaucoup d’encre, il y a des années.
Dans les temps anciens, ce domaine était propriété de la communauté du village, ainsi que les vastes étendues du SEMINARIO et SACRAMENTO, la commune en assurait leurs gestions.
Sans entrer dans la chronologie des faits, lors de différentes cessions, baux, ventes et successions, suite à une vente Judiciaire, de nouveaux propriétaires avaient déposé un permis de construire en application du P.O.S. approuvé par les services de l’Etat en Avril 1989, suivi des délibérations du conseil municipal des 14 Avril et 26 Mai 1995.
Le P.O.S., document administratif toujours en vigueur, accrédite les thèses que soutiennent les Offices Notariales et les Avocats d’Affaires, pour cette promotion, dans sa phase primitive. Il s’agissait d’un nombre assez limité de lots à construire sur les hauteurs du lotissement en petits hameaux.
Le P.L.U. dans sa nouvelle mouture, dès sa mise en pratique doit assurer l’urbanisation mesurée, préserver le patrimoine communal, son identité, son habitat, ses valeurs et la protection de son environnement, conformément aux dispositions des articles L 123 du code de l’urbanisme.
Ce nouveau plan révèlera l’équilibre du foncier, assurant une part non restrictive au secteur agricole, ainsi que l’activité en milieu rural.
Ces dispositions doivent faire découvrir la division du territoire en zones : urbaines, zones à urbaniser, zones d’habitats de faible densité, zones naturelles et zones agricoles.
De toute évidence et en toute logique, c’est à la municipalité en place ou à celle de la prochaine mandature qu’il appartiendra de confirmer ou non le permis de construire de ce lotissement avec ses nouvelles contraintes.
Il est à espérer que les contribuables ne soient sollicités pour servir quelques intérêts particuliers de promotions immobilières.
La société promotrice devait réaliser sous sa responsabilité les réseaux, raccordements et leurs approvisionnements, d’EDF- EAU - téléphone - éclairage public - surtout l’assainissement de son programme.
Remettre en cause ces orientations, s’approprier d’autres solutions ne sont pas de circonstance, sous quelques velléités et influences politiques préélectorales.
Miser sur le long terme, associer les périmètres sensibles, leurs équipements et servitudes d’utilité publique, telles sont les conditions d’une adaptation harmonieuse de notre région.
Les finances communales ne permettent pas en l’état actuel d’aménagements multiples supportables pour les budgets, sans fortes augmentations des impôts locaux et charges diverses pour les résidents.
Gérer le potentiel existant et régler les problèmes latents sont des priorités incontournables, telles sont les attentes d’une population devant cette situation délaissée.
Si les communes dans leurs préoccupations sont à la recherche de nouvelles ressources budgétaires par l’apport de nouveaux résidents et habitations : cela peut se comprendre, mais dans une démarche parallèle l’action au cœur du village doit permettre une revitalisation durable, préservant le patrimoine architectural ancien d’intérêt majeur.
Rattraper le retard d’offre de logements sur notre territoire, proposer aux jeunes issus du village ainsi que les prochains arrivants de se loger décemment prés de leurs lieux de travail, est une nécessité pour la commune.
Mais comment ne pas évoquer les conflits permanents qui existent et perdurent entre la commune, les organismes délégataires et les habitants des lotissements confrontés aux dépenses excessives des taxes, factures d’eau - redevance assainissement et autres charges trop lourdes. Ces résident se sentent entièrement abandonnés devant leurs difficultés et se plaignent de l’état de délabrement de leurs quartiers.
Il y a distorsion importante entre les tarifs d’eaux - tout à l’égout, des habitations de CAURO et ses quartiers anciens, gérés par la municipalité et le SIVOM PIEVE de SAMPIERO et les factures EAUX - ASSAINISSEMENTS – Charges des lotissements du bas avec le SIVOM DE LA RIVE SUD.
POUR INFOS
L’office hydraulique de CORSE exploite également ses propres installations de transfert d’eau potable sur la rive sud du golfe d’Ajaccio. Au titre d’une délégation de service public, il gère pour le compte du SIVOM RIVE SUD les ouvrages de production d’eau potable et de transfert des communes dont les lotissements de CAURO font partie, à partir de la station de BOMORTO.
Dans ce contexte, la municipalité de GROSSETO - PORTICCIO n’a pas hésité à mettre un terme dernièrement avec la Société KYRNOLIA, de façon à réduire très fortement le prix de l’eau potable payé jusque là par ses administrés.
La reprise en régie par la commune de GROSSETO va permettre d’afficher une baisse qui repose sur plusieurs points : Prix du mètre cube d’eau, taxes, part fixe….
Mathieu BOCOGNANO